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Jakarta : conseils pratiques

1 h de parcours4 étapesIdéal: Arrivez le week-end : le trafic en semaine dévore le trajetMis à jour juillet 2026

EN BREF

Jakarta est plus facile que sa réputation ne le laisse croire : c’est sûr, les gens sont extraordinairement aimables et l’anglais fonctionne raisonnablement au centre. Les problèmes sont ailleurs et se réduisent presque tous à un seul : le temps que vous perdez sur la route.

A TransJakarta articulated bus under a flyover
© Gunawan Kartapranata · CC BY-SA 3.0 · Wikimedia Commons

Voici le pratique, sans chiffres : la roupie bouge et n’importe quel nombre que je mets aujourd’hui vous mentira.

L’itinéraire, étape par étape

4 ÉTAPES
  1. 01

    Le dimanche sans voitures

    ⏱ 4 h

    Le meilleur plan de Jakarta ne coûte rien. Chaque dimanche matin, la ville ferme au trafic son avenue principale (l’axe Sudirman-Thamrin, la grande artère de gratte-ciel) et la rend aux gens. Cela s’appelle le Car Free Day.

    Et ce qui se passe alors, c’est le meilleur visage de cette ville : des dizaines de milliers de personnes qui courent, font du vélo, de l’aérobic en groupe au milieu du bitume, vendent à manger, patinent. Des familles entières marchant sur six voies où le reste de la semaine on ne peut pas glisser une épingle.

    Si votre voyage tombe un dimanche, ne le passez pas dans un centre commercial : descendez sur l’avenue à sept heures du matin. C’est le seul moment où Jakarta respire, et ça se sent.

  2. 02

    Le trafic commande tout le reste

    La règle d’or : ici on ne planifie pas par kilomètres, on planifie par heure de la journée. Les mauvaises tranches vont de sept à dix heures le matin et de quatre à huit heures le soir, et elles comptent parmi les pires de la planète. Le même trajet peut tripler.

    Les conséquences pratiques : regroupez ce que vous faites par zones et ne traversez pas la ville deux fois par jour, utilisez le train de banlieue et le MRT, qui roulent sur leur propre voie et ne connaissent pas l’embouteillage, et pour les courts trajets à l’heure de pointe, l’ojek, la moto-taxi, qui passe là où une voiture ne passe pas.

    Et si l’on vous laisse choisir l’hôtel, choisissez la proximité d’une station de MRT, pas les photos.

  3. 03

    L’Indonésie est musulmane, et Jakarta aussi

    Si vous venez de Bali, changez d’état d’esprit : l’Indonésie est le pays qui compte la plus grande population musulmane au monde, et Bali est une île hindoue qui fait exception. À Jakarta, la règle, c’est l’autre.

    En pratique, c’est une grande ville cosmopolite où personne ne vous demandera rien, mais il vaut mieux savoir : on entend l’appel à la prière cinq fois par jour, dès avant l’aube, le porc n’existe presque pas sur les cartes, à l’inverse de Bali, l’alcool se vend mais il est cher et pas partout, et se couvrir épaules et genoux dans les zones non touristiques est une simple politesse.

    Si vous voyagez pendant le Ramadan, beaucoup d’endroits ferment en journée et la ville change du tout au tout : vérifiez avant de réserver.

  4. 04

    Des données sur le téléphone

    L’UE s’arrête très loin de l’Indonésie, donc votre forfait européen ne couvre pas ce voyage et est facturé à part. Mais la raison pour laquelle cela compte vraiment ici est autre : Jakarta fonctionne au téléphone d’une manière que peu de villes égalent.

    Le transport se commande par appli (Gojek et Grab sont l’infrastructure réelle de cette ville, pas un confort), le paiement se fait par appli, la nourriture se commande par appli et les itinéraires dépendent du trafic en temps réel, seule chose qui décide de votre journée. Sans données, vous ne pouvez pas appeler un ojek, et sans ojek vous êtes coincé dans un embouteillage.

    Ajoutez le traducteur, car l’anglais s’arrête dès que vous quittez le centre. Une eSIM locale s’active à l’atterrissage.

Questions fréquentes

Qu’est-ce que le Car Free Day de Jakarta ?

Chaque dimanche matin, la ville ferme au trafic son avenue principale, l’axe Sudirman-Thamrin, et des dizaines de milliers de personnes viennent courir, faire du vélo, de l’aérobic et vendre à manger au milieu de six voies. C’est gratuit et c’est le meilleur plan de la ville : descendez à sept heures du matin.

Jakarta est-elle sûre ?

Oui : c’est une mégapole grande et chaotique mais sûre pour le visiteur, et les gens sont extraordinairement aimables. Le vrai problème n’est pas la sécurité, c’est le trafic : planifiez par créneau horaire plutôt que par distance, et regroupez ce que vous faites par zones.

Peut-on boire de l’alcool à Jakarta ?

Oui, il se vend dans les bars, les hôtels et certains commerces, mais il est cher et pas partout : l’Indonésie est le pays qui compte le plus de musulmans au monde et Jakarta n’est pas Bali. Vous ne trouverez pas non plus de porc sur presque aucune carte, à l’inverse de l’île.

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