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Où manger à Kuala Lumpur
5 h de parcours3 étapesIdéal: Le petit-déjeuner, entre sept et dix heures, est le repas le plus sérieux de la journéeMis à jour juillet 2026
Ici, mieux vaut jeter l’horaire européen. À Kuala Lumpur on mange à n’importe quelle heure, le petit-déjeuner est un vrai repas et il existe un type d’établissement, le mamak, qui tout simplement ne ferme pas : des échoppes indo-musulmanes ouvertes vingt-quatre heures sur vingt-quatre où, à quatre heures du matin, des gens dînent ou déjeunent, selon le point de vue.

Et le meilleur n’est pas dans les restaurants mais dans les kopitiam et les hawker centre, ces cours d’étals où chacun fait un seul plat depuis trente ans. On commande à plusieurs et on s’assoit à une table commune.
L’itinéraire, étape par étape
3 ÉTAPES- 01
Le nasi lemak, et pourquoi c’est le petit-déjeuner national
Du riz cuit dans du lait de coco avec une feuille de pandan, sambal, une pâte de piment, anchois frits, cacahuètes, concombre et œuf, et cela se mange au petit-déjeuner. Que le petit-déjeuner soit du riz au piment déconcerte le voyageur européen le premier jour et l’accroche le troisième. Traditionnellement il est enveloppé dans une feuille de bananier en paquet triangulaire, et il a un autre goût ainsi, parce que la feuille parfume le riz, alors mieux vaut le goûter là où on le vend enveloppé et non dans une assiette. On en trouve dans n’importe quel kopitiam, dans les mamak et sur les étals de quartier.
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Le mamak : roti canai et teh tarik à toute heure
Un pain plat d’origine indienne qu’on étire jusqu’à le rendre presque transparent, qu’on plie et qu’on cuit sur une plaque. Feuilleté dehors, moelleux dedans, et il se trempe dans un curry de lentilles.
On le commande au petit-déjeuner, au goûter ou au milieu de la nuit.
Avec lui vient le teh tarik, «thé tiré» : du thé noir au lait concentré que le serveur transvase entre deux pots en les écartant d’un mètre, encore et encore. Ce n’est pas un truc pour touristes : aérer le thé ainsi le refroidit et lui donne une mousse qui change la texture. C’est la boisson nationale de fait.
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Brickfields : le riz sur feuille de bananier
À Brickfields, le quartier indien à deux pas de KL Sentral, le plat est le banana leaf rice : on vous pose devant une feuille de bananier, du riz dessus et, autour, trois ou quatre légumes au curry, des pickles et du papadum. C’est du sud de l’Inde et cela se mange sans couverts : avec la main droite.
L’usage qu’il faut connaître, c’est qu’on ressert : le riz et les légumes sont remis sans supplément jusqu’à ce que vous disiez stop. Ce qui se paie à part, ce sont les viandes et le poisson frit. À la fin, plier la feuille vers l’intérieur signifie que cela vous a plu. Vers l’extérieur, le contraire.
Questions fréquentes
Manger dans la rue à Kuala Lumpur, est-ce sûr ?
Oui, et c’est là qu’on mange le mieux. La règle de toujours : des étals à forte rotation, une cuisine faite sur le moment devant vous et une file de gens du coin. Les hawker centre sont inspectés et beaucoup affichent leur note d’hygiène en façade.
Peut-on bien manger en étant végétarien ?
Très bien. La cuisine indienne du sud, très présente à Brickfields, est en grande partie végétarienne, et dans les quartiers chinois il y a des restaurants bouddhistes sans viande. Aux étals malais, mieux vaut demander, car beaucoup de plats contiennent de la pâte de crevette ou des anchois même si on ne les voit pas.