Istanbul en un week-end
48 h de parcours4 étapesIdéal: Avril-mai et septembre-octobre. En août, c’est étouffantMis à jour juillet 2026
Istanbul est immense, quinze millions de personnes réparties sur deux continents, mais un week-end bien réparti donne beaucoup. La formule : samedi Sultanahmet, avec les empires. Dimanche Bosphore, en passant en Asie en ferry, la meilleure façon de comprendre la ville.

La nuit est à Beyoğlu, de l’autre côté de la Corne d’Or, là où la ville sort. Et un conseil sérieux : n’essayez pas de tout voir côté européen. Passer à Kadıköy est ce qui vous surprendra le plus du voyage.
L’itinéraire, étape par étape
4 ÉTAPES- 01
Vendredi soir : Beyoğlu et Karaköy
De l’autre côté de la Corne d’Or, c’est l’Istanbul moderne : Karaköy au bord de l’eau, la tour de Galata du XIVe siècle couronnant la montée, et l’avenue İstiklal grimpant jusqu’à Taksim, trois kilomètres de monde à toute heure.
C’est le quartier où dîner et boire un verre : meyhanes (tavernes de meze et de rakı), toits-terrasses avec vue sur le Bosphore et rues latérales pleines de bars.
Montez à la tour de Galata au coucher du soleil si la file ne vous rebute pas.
- 02
Samedi : tout Sultanahmet
Le grand jour : les cinq incontournables tiennent dans un kilomètre carré et se font à pied. Commencez à neuf heures à Sainte-Sophie, enchaînez avec la Mosquée bleue et Topkapı, et gardez la Citerne pour midi, car elle est fraîche. Terminez au Grand Bazar, rappelez-vous qu’il ferme le dimanche, puis descendez au Bazar égyptien (aux épices), près du pont de Galata, plus petit et qui sent meilleur.
- 03
Dimanche matin : ferry sur le Bosphore
Ne payez pas un tour du Bosphore : prenez un ferry public à Eminönü avec la même carte que le métro. Ça coûte le prix d’un ticket de bus et ça vous montre la ville depuis l’eau, comme il faut la voir : palais, demeures en bois, forteresses et les deux ponts qui unissent les continents.
Les ferrys font partie des transports quotidiens : ils sont pleins de gens qui vont travailler, avec du thé chaud et des mouettes qui poursuivent le bateau.
C’est l’expérience la plus stambouliote qui soit, et ça coûte des centimes.
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Dimanche : Kadıköy, la rive asiatique
Passer en Asie prend 20 minutes de ferry et change le voyage : Kadıköy, c’est là que vivent et mangent les Stambouliotes, sans un seul groupe de touristes. Le marché (Kadıköy Çarşısı) est le meilleur de la ville, et la zone de bars n’a rien à voir avec celle de Sultanahmet.
Baladez-vous à Moda, le quartier d’à côté, avec sa promenade de bord de mer et le coucher de soleil face à l’Europe.
Si vous ne pouvez faire qu’une chose hors des sentiers battus à Istanbul, que ce soit celle-ci.
Questions fréquentes
Combien de jours faut-il pour voir Istanbul ?
Deux journées complètes suffisent pour l’essentiel : une pour Sultanahmet et une pour le Bosphore et la rive asiatique. Avec trois ou quatre, on ajoute Beyoğlu tranquillement, Balat et une excursion aux îles des Princes.
Vaut-il la peine de passer côté asiatique d’Istanbul ?
Beaucoup : Kadıköy est à 20 minutes en ferry et c’est là que vivent et mangent les habitants, sans groupes de touristes. On y trouve le meilleur marché, la meilleure zone de bars et, en prime, la traversée en ferry offre la plus belle vue d’Istanbul.
Faut-il payer un tour du Bosphore ?
Non. Les ferrys publics traversent le Bosphore en permanence et se paient avec la même İstanbulkart que le métro, au prix d’un ticket de transport. Ils montrent la même chose qu’un tour et sont pleins de gens du coin.