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Où manger à Djeddah
4 h de parcours3 étapesIdéal: On dîne très tard. À neuf heures la ville commence à peineMis à jour juillet 2026
Le Hedjaz, qui est cette région, a une cuisine qui ne ressemble pas à celle du centre de l’Arabie. La raison est la même qui explique le reste de la ville : par ici sont passés pendant des siècles des pèlerins d’Indonésie, d’Inde, du Yémen, d’Égypte et d’Afrique de l’Est, et beaucoup sont restés. Chacun a laissé quelque chose dans la marmite.

Cela se remarque dans l’usage des épices, bien plus généreux ici que dans les terres, et dans des plats qui viennent directement d’ailleurs mais sont là depuis des siècles. Il faut savoir aussi qu’on mange tard et que le repas est un long acte social.
L’itinéraire, étape par étape
3 ÉTAPES- 01
Mutabbaq
Une pâte étirée jusqu’à devenir transparente, farcie de viande hachée avec de l’œuf et de la ciboule, ou de banane et fromage dans la version sucrée, repliée en paquet carré et cuite à la plaque avec beaucoup de gras jusqu’à devenir croustillante.
Elle est arrivée avec les commerçants d’Asie du Sud-Est et du sous-continent indien, et c’est aujourd’hui l’une des choses les plus caractéristiques de Djeddah.
Elle s’achète aux étals d’Al-Balad, se mange debout et à la main, et c’est la meilleure introduction possible à la cuisine d’ici.
- 02
Mandi, kabsa et le plateau partagé
Le mandi vient du Yémen et se cuit dans un four creusé dans le sol : la viande est suspendue au-dessus du riz pour que la graisse tombe dessus pendant la cuisson.
Le kabsa est le cousin saoudien, avec le riz cuit avec la viande et davantage d’épices. Les deux arrivent sur un grand plateau à partager.
La façon traditionnelle de les manger est assis par terre, sur des tapis, autour du plat, et avec la main droite. Beaucoup de restaurants proposent les deux formules, table ou sol. Si l’on vous invite, le morceau de viande qu’on pousse vers votre côté du plateau est un geste de courtoisie et il s’accepte.
- 03
Foul, tamees et le petit-déjeuner
Des fèves cuites lentement, écrasées avec de l’huile, du cumin, du citron et parfois de la tomate et du piment, servies dans un bol chaud : le petit-déjeuner d’ici, c’est le foul. Il se mange en trempant du pain, jamais avec des couverts, et il tient une demi-journée.
Il s’accompagne du tamees, une grande galette fine qui se colle à la paroi intérieure d’un four en terre de type tandoor et qu’on décolle une fois cuite.
Les fours à tamees sont en général de minuscules échoppes avec une file devant au petit matin, et ce sont parmi les endroits les moins chers où manger dans toute la ville.
Questions fréquentes
Peut-on manger au restaurant pendant le ramadan ?
Pendant les heures de jeûne la plupart des établissements sont fermés et on ne mange ni ne boit en public, les étrangers non plus. À la tombée du jour la ville se transforme et l’on dîne jusqu’au petit matin. Si vous voyagez pendant le ramadan, comptez avec cet horaire inversé.