Belgrade : conseils pratiques
4 étapesMis à jour juillet 2026
La Serbie n'est ni dans l'Union européenne ni dans Schengen, et cela a deux conséquences pratiques que les gens tiennent pour acquises à l'envers : il y a un contrôle aux frontières à l'entrée comme à la sortie, même en venant d'un pays voisin de l'UE, et ici on ne paie pas en euros, on paie en dinars. Les distributeurs marchent bien et il y a des bureaux de change à chaque coin de rue, mais arriver en pensant payer le taxi en euros, cela ne marche pas.

En échange, c'est l'un des endroits les moins chers d'Europe pour ce qu'il offre, les gens sont hospitaliers d'une manière qui vous submerge, on vous offrira une rakija dans le premier endroit où vous entrerez, et il n'y a rien du tourisme de masse d'autres capitales. Belgrade est une ville facile et bon marché que précède une réputation sans rapport avec la réalité.
L’itinéraire, étape par étape
4 ÉTAPES- 01
Le dinar, et la frontière
La Serbie est candidate à l’UE depuis des années mais n’y est pas, et elle n’est pas non plus dans Schengen. Il y a donc un contrôle des passeports à l’entrée et à la sortie, même en arrivant par la route depuis la Hongrie ou la Croatie, et les files d’attente à la frontière en été sont vraiment longues en voiture. En avion, vous ne remarquez rien de plus que le tampon.
La monnaie est le dinar serbe et l’euro n’est pas accepté dans la vie courante : dans les magasins, les taxis et les restaurants, on paie en dinars. Il y a des distributeurs partout et des bureaux de change à chaque coin de rue, avec de bons taux et sans commission visible, alors ne changez à l’aéroport que le strict nécessaire pour le taxi.
La carte passe sans problème au centre. Dans les petits établissements et sur les marchés, non : ayez un peu de liquide.
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L'hospitalité, qui est sérieuse
L’hospitalité serbe se voit dès qu’on entre dans une maison et ce n’est pas un lieu commun : on vous posera devant vous une rakija et de quoi manger avant de vous demander pourquoi vous êtes venu, et si vous dites que vous n’avez pas faim, on vous le posera quand même.
Refuser la rakija est un affront petit mais réel. Si vous ne buvez pas, prenez le verre, mouillez-vous les lèvres et reposez-le, cela compte.
Et il y a une expression que vous entendrez et qu’il vaut mieux comprendre : « samo malo », juste un peu, c’est ce qu’on dit en vous servant le double. La logique de fond est que l’invité oblige : refuser de donner est pire qu’insister trop.
Au restaurant, cela se traduit par des portions qui font peur et par le fait que personne ne vous chassera jamais d’une table. Et dans les rapports : c’est un pays où l’on vous accompagnera trois rues pour vous montrer où se trouve quelque chose plutôt que de vous l’expliquer.
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Les deux alphabets
Le serbe s’écrit dans deux alphabets et les deux sont corrects : le cyrillique est l’officiel et le latin s’emploie constamment, souvent au même endroit. Vous verrez le nom d’une rue en cyrillique sur la plaque et en latin sur le panneau d’à côté, et personne ne trouve cela bizarre. La Serbie fait partie des rares pays au monde à avoir deux alphabets en usage actif et simultané pour la même langue.
Pour vous, c’est plus facile qu’il n’y paraît : presque tout ce qui est touristique et commercial est en latin, et le cyrillique serbe compte trente lettres, chacune avec un son, toujours le même. En un trajet de train, on apprend à déchiffrer les enseignes, ce qui est plus utile qu’on ne croit pour lire un menu ou la destination d’un bus.
Et une note : les noms de lieux en cyrillique se translittèrent lettre à lettre, donc Београд, c’est exactement Beograd. Il n’y a pas de piège.
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Les données sur le mobile
L’avertissement pratique qui évite le plus de déconvenues, presque personne ne l’a en tête : la Serbie n’est pas dans l’Union européenne, donc l’itinérance sans surcoût dont vous bénéficiez dans l’UE ne s’applique pas ici. Votre forfait européen, celui du « utilisez vos données comme à la maison », s’arrête à la frontière. Et comme Belgrade est à un saut de Budapest ou de Zagreb, beaucoup de gens traversent sans s’en rendre compte et récupèrent la facture après.
Il existe un accord régional qui a fait baisser l’itinérance entre les pays des Balkans occidentaux, mais c’est entre eux : cela ne vous couvre pas si vous venez d’Espagne. Vérifiez votre forfait avant de traverser, ou réglez la question avec une eSIM qui couvre la Serbie, activée avant de partir de chez vous.
Et sachez que si vous faites l’excursion sur le Danube, vous vous approcherez de la frontière roumaine : attention au saut de réseau, celui-là se paie.
Questions fréquentes
Peut-on payer en euros à Belgrade ?
Non : la Serbie n'est ni dans l'UE ni dans la zone euro et on paie en dinars. Il y a des distributeurs partout et des bureaux de change à chaque coin de rue avec de bons taux, alors ne changez que le strict nécessaire à l'aéroport. La carte passe au centre. Dans les petits établissements et sur les marchés, non.
L'itinérance européenne fonctionne-t-elle en Serbie ?
Non : la Serbie n'est pas dans l'Union européenne, donc l'itinérance sans surcoût de l'UE ne s'applique pas et votre forfait « utilisez vos données comme à la maison » s'arrête à la frontière. Beaucoup de gens traversent depuis la Hongrie ou la Croatie sans s'en rendre compte et récupèrent la facture après. Vérifiez avant de traverser ou réglez-le avec une eSIM qui couvre la Serbie.
Quel alphabet utilise-t-on en Serbie ?
Les deux : le cyrillique est l'officiel et le latin s'emploie constamment, parfois sur le même panneau. C'est l'un des rares pays au monde avec deux alphabets en usage actif pour la même langue. Presque tout ce qui est touristique est en latin, et le cyrillique serbe compte 30 lettres à son fixe : cela se déchiffre en peu de temps.