FR · EUR
My OzuMy Ozu

OZU /THAÏLANDE /BANGKOK /GUIDE

Manger à Bangkok : la rue gagne

3 h de parcours4 étapesIdéal: Yaowarat à partir de 18h00. Le reste, à toute heureMis à jour juillet 2026

EN BREF

Ici, on mange dans la rue, et ce n’est pas une excentricité de voyageurs : c’est là que mangent les gens qui vivent dans cette ville, tous les jours, parce que les cuisines des maisons sont petites et que celle du coin fait un seul plat depuis trente ans. La règle est celle de toujours et elle ne trompe pas : une file de gens d’ici, un plat à la carte, et le wok allumé.

A Bangkok street food stall at night, the lit board of dish photos above and the cook at the wok
© Gerrit Phil Baumann · CC BY 3.0 · Wikimedia Commons

Voici ce qu’il faut manger, et un avertissement : le pad thai n’est pas le plat national qu’on vous a raconté, c’est celui qui s’explique le mieux à un étranger. Ce que les gens mangent au quotidien, c’est autre chose, et c’est deux stands plus loin.

L’itinéraire, étape par étape

4 ÉTAPES
  1. 01

    Pad kra pao, le vrai plat

    De la viande hachée sautée à feu d’enfer avec ail, piment et basilic sacré, sur du riz, avec un œuf au plat aux bords croustillants dessus. C’est le plat qu’un Thaïlandais commande quand il ne veut pas réfléchir, et celui que vous devriez commander. Il se fait en deux minutes et se mange en cinq.

    Commandez-le avec l’œuf (kai dao) ou il vous manquera quelque chose. Et signalez le piquant : ici le niveau par défaut n’est pas le vôtre.

    Le basilic sacré n’est pas celui du pesto : il a un goût de clou de girofle et de poivre et c’est la moitié du plat.

  2. 02

    Som tam, et le bruit du mortier

    De la papaye verte râpée pilée dans un mortier en terre avec citron vert, poisson fermenté, cacahuète, tomate et tout le piment que vous demandez. Elle vient du nord-est, de l’Isan, et se mange aujourd’hui dans tout le pays. Le son du mortier est la bande-son de n’importe quel marché. Avertissement sérieux : le niveau thaïlandais de piquant dans le som tam est un autre sport. Dites « pas épicé » et on vous le fera quand même épicé. Dites « un peu » et préparez-vous. Ce n’est ni une légende urbaine ni une épreuve de virilité : c’est simplement que l’échelle n’est pas la même.

  3. 03

    Les nouilles de bateau

    On les appelle ainsi parce qu’on les vendait depuis les barques des canaux et que le bol devait être petit pour ne pas déborder en passant de main en main. Les canaux ont été recouverts, le bol est resté : trois cuillerées de bouillon sombre, intense et épicé, et personne n’en prend un seul.

    Le plaisir, c’est d’empiler les bols vides sur la table jusqu’à ce que la tour penche. Six, c’est normal, dix ne surprend personne.

    Le bouillon contient du sang de porc, c’est ce qui lui donne la couleur et le corps, et vous le dire après aurait été lâche.

  4. 04

    Le 7-Eleven, sans ironie

    Ça sonne comme une blague de recommander une chaîne de supérettes, mais à Bangkok le 7-Eleven fait partie du système circulatoire : il y en a des milliers, ils sont toujours ouverts et c’est là que la climatisation vous sauve à deux heures de l’après-midi. Le sandwich grillé de la machine a une réputation absolument méritée. C’est aussi là qu’on achète de l’eau fraîche, qu’on paie n’importe quoi en liquide et qu’on recharge ce qu’il faut. Il ne remplace en rien la rue : la rue, c’est la nourriture. Mais à trois heures du matin, affamé et sans rien d’ouvert, il est là.

Questions fréquentes

Manger dans la rue est-il sûr à Bangkok ?

Oui, et c’est là qu’on mange le mieux. La règle est de repérer une file de gens d’ici et un wok allumé : fort roulement et nourriture faite sur le moment. Ce qu’il faut surveiller, ce n’est pas la nourriture mais la glace et l’eau du robinet.

Que faut-il manger à Bangkok ?

Le pad kra pao avec œuf au plat, ce que les gens mangent au quotidien, le som tam si vous supportez le piquant, les nouilles de bateau au bol, et la mangue au riz gluant en dessert. Le pad thai est bien, mais c’est ce qu’on montre au touriste, pas le plat national.

Où mange-t-on le mieux à Bangkok ?

À Yaowarat, le quartier chinois, à partir de six heures du soir, quand les cuisines sortent sur le trottoir. Enfoncez-vous dans les ruelles latérales et ne restez pas sur l’avenue principale : les stands de trois générations sont à l’intérieur.

Plus à Bangkok

Bangkok en un jourLes trois grands temples sont côte à côte et se voient en une matinée. Commencez à huit heures, traversez le fleuve sur le ferry des gens d’ici et finissez à dîner debout à Chinatown.Lire le guide Un week-end à BangkokDeux jours suffisent pour les temples, le plus grand marché du pays et une soirée à Chinatown. Le samedi, c’est Chatuchak qui commande, ouvert seulement le week-end.Lire le guide Les temples de Bangkok, avec discernementIl y en a des centaines et il n’est pas nécessaire de tous les voir. Ces quatre-là ne se répètent pas, et l’un d’eux, presque personne n’y met les pieds.Lire le guide Les quartiers de Bangkok : où dormirLa question n’est pas quel quartier est le plus joli, c’est lequel est sur le Skytrain. Bangkok sans train aérien, c’est Bangkok dans un embouteillage.Lire le guide Excursions d’une journée depuis BangkokL’ancienne capitale est à une heure de train. Le marché que le train traverse existe vraiment et n’est pas un montage. Et il y a un poumon vert à dix minutes où presque personne ne met les pieds.Lire le guide De Suvarnabhumi au centre de BangkokLe train de l’aéroport n’est pas ouvert 24h/24, et cela décide de votre arrivée. Le supplément du taxi n’est pas une arnaque : il est imprimé à l’intérieur de la voiture.Lire le guide Bangkok : ce qu’il vaut mieux savoir avantLa chaleur décide de votre horaire, le trafic décide de votre quartier, et il y a une arnaque classique qui commence toujours par la même phrase : « le Grand Palais est fermé aujourd’hui ».Lire le guide Rejoindre BangkokDe l’aéroport au centre : métro, train, bus et taxi.Voir la fiche
OZU+1 salon VIP + 1 eSIM 10 Go chaque mois, et les prix membre sur tout29,99 € par moisDécouvrir Ozu+ →